Direction Artistique

Depuis 2019, Claire-Marie Le Guay est en résidence à la Grande Scène, théâtre du Chesnay, en charge de la programmation de la série de concerts La vie est plus belle en musique

« Au cours de ces soirées, je vous suggère des clés pour l’écoute et la découverte de nombreux chefs-d’œuvre et vous invite à y puiser vos propres émotions.
Mélomane averti, amateur éclairé ou néophyte curieux, je vous propose de partager avec vous ma passion à travers une balade musicale personnelle. Car, j’en suis convaincue, la vie est plus belle en musique ! »  Claire-Marie Le Guay

Et depuis 2022, en résidence à la Maison de la musique de Nanterre.

. De 2018-2023, Claire-Marie Le Guay a été Directrice artistique du Festival international de musique de Dinard. Ella a été en charge de la programmation des concerts dans un sens d’ouverture et d’exigence, invitant artistes de renom et jeunes talents, développant de nombreux concerts à portée sociale et éducative, ouvrant au jazz et créant un Concours international pour les pianistes amateurs. Elle a replacé le Festival international de musique de Dinard parmi les dix plus grands Festivals d’été (classement Bachtrack 2019)

“Le mariage enchanteur du jazz et du classique à Dinard”

Par Alain Lompech, 17 juillet 2021

« Dinard peut s’enorgueillir d’abriter chaque année depuis trente-deux ans un festival de musique dont la renommée a porté loin la réputation d’une Bretagne qui a longtemps été en retrait en ce domaine – comme à peu près tout ce qui se situe en France au Nord de la Loire. Cette petite cité d’un peu plus de 10 000 habitants – et évidemment beaucoup plus l’été –, a donné l’exemple et continue de le faire, depuis que la pianiste Claire-Marie Le Guay a repris la direction artistique d’une manifestation longtemps dirigée par le pianiste franco-coréen Koon Woo Paik. Les meilleurs musiciens sont venus ici, rendant le détour par Dinard indispensable dans le périple estival des festivaliers mélomanes. (…)  Un concours de piano ouvert aux amateurs s’y est ajouté. Grand professeur autant que concertiste fêtée, Claire-Marie Le Guay a eu là une belle idée à laquelle le public a répondu avec enthousiasme. (…) Ce soir, c’était donc au tour de Claire-Marie Le Guay de se lancer dans une expérience risquée face au nombreux public réuni dans le théâtre dinardien : dialoguer avec Yaron Herman, un magnifique pianiste de jazz, autour de l’idée de la confrontation musique écrite/musique improvisée. A priori la musique classique obéit au premier critère et le jazz au second. C’est évidemment très simplificateur, car avant que les compositeurs ne finissent par tenter de tout noter dans leurs partitions, nombre d’œuvres ne l’étaient que schématiquement, les interprètes réalisant eux-mêmes – souvent avec les compositeurs parmi eux –, les « trous » laissés dans le texte… Le jazz a repris cette ancienne façon de faire qui repose toujours sur des règles fortes et une culture commune aux musiciens.

Expérience risquée car elle oppose deux « pianismes » sur le même instrument, tout autant que des chefs-d’œuvre connus ou pas à de la musique qui naît dans l’instant. Ici compliquée pour l’improvisateur car il doit se lancer après l’interprétation des Etoiles, trois pièces composées en pensant à l’Evangile de Judas par Rodolphe Bruneau-Boulmier en 2012, en présence du compositeur ! 

Nos deux musiciens se sont succédés pour le plus grand bonheur d’un public fourni et attentif sur un somptueux Bösendorfer, reprenant parfois le clavier dans la résonance du dernier accord joué par l’un ou l’autre. Expérience sensorielle et émotionnelle rare de reconnaître un thème de jazz connu se glisser dans une harmonie « française » à la couleur plus modale que tonale, de voyager du premier Debussy à celui des études tardives perçu dans l’improvisation après Clair de Lune, des poèmes intimes du compositeur marin Jean Cras à la grandeur épique des Funérailles de Liszt, d’un jeu orchestral à un jeu atmosphérique, parfois classique, parfois jazzistique, d’une musique connue qui revient à la vie à une musique qui surgit dans l’instant. Concert qui efface les repères, magnifie les personnalités, enchante le public qui en redemande… et fait parfois se gratter la tête quand on se déclare incapable de différencier le jazz et le classique."

Source : Backtrack

Engagée pour le partage de la musique auprès de tous les publics, Claire-Marie Le Guay a créé des ateliers d’échanges culturels et musicaux avec l’Association Mosaiques 9, dont la mission est d’accueillir des personnes en situation d’immigration. 
Elle est également depuis 2018 Marraine de l’Association La Clé de Phare, qui met en scène des acteurs en situation de handicap.

Théâtre de l’Athénée Programmes « Les apprentis mélomanes » de 2008 à 2011

Ce sont près de 5000 enfants qui ont profité d’une formation musicale à travers une rencontre dans les écoles avec Claire-Marie Le Guay autour du piano et d’un travail proposé par elle sur le rôle de l’interprète et la connaissance des œuvres que les enfants sont ensuite venus écouter à un des concerts des « Apprentis Mélomanes » au théâtre de l’Athénée, qui leur étaient spécialement réservés.

Opéra de Dijon de 2012 à  2019

À l’opéra de Dijon, Claire-Marie Le Guay met son art et sa sensibilité au service des plus jeunes. Ce sont des histoires qui peuplent notre imaginaire que la pianiste et des enfants des écoles primaires de Dijon et de l’agglomération ont choisi de réinventer. Avec l’espoir que de ces histoires racontées par les enfants et accompagnées par des pièces pour piano naîtra une histoire, elle jamais interrompue et jamais achevée : celle de la découverte, de la transmission et du partage de nos cultures, qui nous fait sentir, ressentir, penser et vivre les uns avec les autres, ensemble.